Visiter la Guadeloupe 971
Partez gravir la Soufrière à 1 467 m, puis gagnez les plages de Grande-Terre.

Ce que la Guadeloupe a de plus que les autres
Quai Tourisme
Que visiter en Guadeloupe : cinq lieux
Sur 1 643 km², la Guadeloupe réunit volcan, forêt tropicale, mangroves, falaises calcaires et plages abritées. Basse-Terre mène vers la Soufrière, les chutes du Carbet et les fonds marins de Bouillante. Grande-Terre offre les marchés de Pointe-à-Pitre, le lagon de Sainte-Anne et les reliefs découpés de la pointe des Châteaux. Les liaisons maritimes ouvrent aussi une correspondance vers Marie-Galante, La Désirade et les Saintes.
De janvier à avril, le carême apporte généralement moins de pluie et facilite les randonnées. De juin à novembre, l’hivernage devient plus chaud, humide et exposé aux phénomènes cycloniques. Vous alternez sentiers forestiers, baignades, visites historiques et sorties en mer. Prévoyez toutefois des averses toute l’année sur Basse-Terre : elles alimentent une végétation dense et des rivières propices aux haltes fraîches.
La Soufrière
Le sentier grimpe vers un volcan actif culminant à 1 467 m, parmi fumerolles, roches soufrées et végétation humide du parc national.
Chutes du Carbet
Trois cascades rythment la rivière du Grand Carbet ; la première chute atteint 115 m au cœur de la forêt tropicale.
Pointe des Châteaux
Un sentier côtier conduit au morne Pavillon, à 43 m, face aux falaises, à La Désirade et à l’Atlantique.
Mémorial ACTe
Inauguré le 10 mai 2015 sur l’ancien site de l’usine Darboussier, le musée retrace l’esclavage, les résistances et leurs héritages.
Plage de la Caravelle
Cette plage de sable clair borde un lagon protégé par le récif ; les faibles profondeurs conviennent à une baignade familiale.
Quai Histoire
L’histoire de la Guadeloupe en quatre dates
Des groupes amérindiens occupent l’archipel dès environ 3000 avant notre ère. Des communautés saladoïdes, puis kalinagos, développent agriculture, pêche et échanges entre îles. Christophe Colomb aborde la Guadeloupe le 4 novembre 1493 et lui donne un nom inspiré du monastère espagnol de Guadalupe. La colonisation française commence en 1635 avec Charles Liénard de L’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville. Le sucre impose ensuite une économie de plantation fondée sur la déportation et l’esclavage d’Africains.
Aboli en 1794, l’esclavage est rétabli en 1802 après l’expédition du général Richepanse, malgré la résistance menée notamment par Louis Delgrès. Le décret du 27 avril 1848 prononce l’abolition définitive. La loi du 19 mars 1946 transforme la colonie en département français. En 2009, une grève générale de 44 jours place les prix et les inégalités au centre du débat public.
- 1493
Christophe Colomb aborde l’île le 4 novembre et la nomme Santa María de Guadalupe de Extremadura.
- 1635
Les Français débarquent le 28 juin à la pointe Allègre et commencent une colonisation durable de la Guadeloupe.
- 1848
L’abolition définitive de l’esclavage est proclamée en Guadeloupe le 27 mai, un mois après le décret national.
- 1946
La loi du 19 mars fait de la Guadeloupe un département français, avec Basse-Terre pour préfecture.
Quai Cuisine
Que manger en Guadeloupe : les spécialités
Dans les 32 communes, la table guadeloupéenne associe produits marins, racines, fruits tropicaux et épices. Le colombo accompagne poulet, cabri ou poisson avec curcuma, coriandre et cumin, héritage des travailleurs indiens arrivés à partir de 1854. Les marchés de Pointe-à-Pitre, Basse-Terre et Sainte-Anne proposent christophines, ignames, patates douces, bananes plantains, piments végétariens et maracudjas. Sur le littoral, goûtez vivaneau, lambis et ouassous selon les arrivages et les périodes autorisées.
Le rhum agricole provient du jus frais de canne, distillé notamment à Basse-Terre, Marie-Galante et Grande-Terre. Au petit-déjeuner, jus de goyave, confiture de banane et cassave précèdent souvent le café. Pour un repas rapide, les bokits et agoulous se commandent dans les camions et petites échoppes.
Bokit
Ce pain frit, développé après 1848, se garnit de morue, poulet ou jambon ; goûtez-le dans les échoppes de Pointe-à-Pitre.
Colombo de cabri
Le cabri mijote avec poudre à colombo, légumes et aromates ; les tables familiales de Grande-Terre le servent avec du riz.
Accras de morue
Ces beignets réunissent morue dessalée, farine, cives et piment ; marchés et restaurants les proposent chauds à l’apéritif.
Tourment d’amour
Cette tartelette des Saintes associe pâte, confiture de coco et génoise ; achetez-la près du débarcadère de Terre-de-Haut.
Sous label ici : Melon de Guadeloupe — IGP, Rhum de la Guadeloupe — indication géographique.
Quai Patrimoine
Le patrimoine de la Guadeloupe : quatre monuments
Le patrimoine guadeloupéen raconte quatre siècles de défense, de religion et d’économie sucrière. À Basse-Terre, le fort Delgrès conserve des ouvrages commencés vers 1650 et porte depuis 1989 le nom du résistant mort en 1802. La cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe, élevée au XVIIIe siècle, associe pierre volcanique et décor baroque. Grande-Terre garde des habitations sucrières, des maisons urbaines à balcon et l’habitation Zévallos, construite dans les années 1870.
Marie-Galante conserve plus de 70 tours de moulins recensées, témoins du broyage de la canne par le vent. Le patrimoine naturel complète ce quai : le parc national, créé le 20 février 1989, protège des secteurs de forêt, des sommets volcaniques et des milieux marins. Ces sites se visitent en reliant architecture, mémoire de l’esclavage et paysages productifs.
Fort Delgrès
Commencé vers 1650, cet ensemble fortifié domine la rade et commémore depuis 1989 la résistance de Louis Delgrès.
Cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe
Construite en 1736, l’ancienne église Saint-François présente une façade baroque en pierre volcanique et un clocher séparé.
Habitation Zévallos
Édifiée dans les années 1870, cette demeure à ossature métallique rappelle l’organisation industrielle d’une ancienne exploitation sucrière.
Moulin de Bézard
Construit en 1840, ce moulin à vent restauré conserve son mécanisme destiné autrefois au broyage de la canne à sucre.
Dormir
Dormir en Guadeloupe : les chambres d’hôtes
En 2026, les chambres d’hôtes guadeloupéennes occupent surtout des villas créoles, cases en bois rénovées, anciennes habitations agricoles et bungalows ouverts sur un jardin tropical. À Deshaies ou Bouillante, choisissez la côte sous-le-vent pour rejoindre plages et sites de plongée. Autour de Saint-Claude, les adresses plus fraîches donnent accès aux sentiers de la Soufrière. Sainte-Anne et Saint-François facilitent les baignades dans les lagons de Grande-Terre, mais les tarifs montent de décembre à avril.
Marie-Galante convient à un séjour plus calme autour des moulins et distilleries. Le petit-déjeuner comprend généralement fruits frais, jus de goyave ou maracudja, pain, confitures de banane ou coco et café. Comptez environ 95 € TTC pour deux en basse saison et 145 € TTC pendant les semaines les plus demandées, petit-déjeuner compris.
Prix par nuit pour deux, petit-déjeuner compris, relevés par le Bureau pour 2026.
Côte sous-le-vent
Deshaies et Bouillante placent plages, jardin botanique et réserve Cousteau à moins de 20 km de nombreuses chambres.
Sud de Basse-Terre
Saint-Claude et Trois-Rivières donnent accès à la Soufrière, aux bains chauds et aux embarcadères pour les Saintes.
Riviera du Levant
Sainte-Anne et Saint-François réunissent lagons, marchés et restaurants, avec une fréquentation accrue de décembre à avril.
Marie-Galante
Grand-Bourg et Capesterre permettent de dormir près des plages, moulins et distilleries, après une traversée maritime d’environ une heure.
Les chambres d’hôtes de la Guadeloupe : prix, secteurs, saison Calculer le budget d’un séjour
Y aller
Aller en Guadeloupe : train, route, marchés
En train
La Guadeloupe ne possède aucun train de voyageurs : depuis Paris-Orly, comptez environ 8 h 40 de vol jusqu’à Pointe-à-Pitre ; Basse-Terre est ensuite à 62 km par route.
Par la route
Aucune autoroute : la N1 relie Pointe-à-Pitre à Basse-Terre par l’est, tandis que la N2 dessert la côte sous-le-vent.
Les jours de marché
À Pointe-à-Pitre, la Darse se tient du lundi au samedi ; Sainte-Anne accueille son marché quotidien et un marché nocturne le jeudi.
Sur les quais
Nos articles qui parlent de la Guadeloupe
Les quatre quais du Bureau — Tourisme, Histoire, Cuisine, Patrimoine — publient des articles qui citent la Guadeloupe ou Basse-Terre : des réponses chiffrées, avec la date, le prix et le lieu, relues par la personne du quai. Les trois plus récents :
Quai TourismeVisiter la région Guadeloupe : départements, circuit de 7 jours, spécialités5 septembre 2026 · Michel HumbertQuestions
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter la Guadeloupe ?
Prévoyez 7 jours pour découvrir Grande-Terre et Basse-Terre, puis 10 à 14 jours si vous ajoutez Marie-Galante, les Saintes ou La Désirade. Une voiture réduit les temps de correspondance.
Quelle est la meilleure période pour partir en Guadeloupe ?
De janvier à avril, les pluies sont généralement moins fréquentes et les températures tournent autour de 24 à 29 °C. La saison cyclonique officielle de l’Atlantique s’étend du 1er juin au 30 novembre.
Faut-il choisir Basse-Terre ou Grande-Terre ?
Choisissez Basse-Terre pour la Soufrière à 1 467 m, la forêt et les cascades. Préférez Grande-Terre pour les lagons, Pointe-à-Pitre et la pointe des Châteaux. Sept jours permettent de combiner les deux.
Peut-on visiter la Guadeloupe sans voiture ?
Oui dans les centres et sur quelques axes, mais les horaires de bus restent variables. Pour rejoindre tôt les sentiers ou plusieurs plages en une journée, une voiture est préférable ; les îles se gagnent par bateau.

