Visiter la Guyane 973
Partez entre forêt amazonienne et Atlantique, dans un territoire où 22 communes couvrent 83 684 km².

Ce que la Guyane a de plus que les autres
Quai Tourisme
Que visiter en Guyane : cinq lieux
Avec 83 684 km², la Guyane se découvre par étapes plutôt qu’en circuit pressé. À Cayenne, commencez par le marché, les maisons créoles et le fort Cépérou. Rejoignez ensuite Kourou pour le Centre spatial guyanais et l’embarquement vers les trois îles du Salut. À l’est, la route traverse Roura avant les marais de Kaw, peuplés de caïmans noirs et d’oiseaux d’eau. À l’ouest, Saint-Laurent-du-Maroni conserve le camp de la Transportation face au Suriname.
La grande saison sèche, généralement d’août à novembre, facilite les sorties fluviales et les marches. Le petit été de mars offre une autre fenêtre, plus courte. Entre avril et juillet, les plages de Rémire-Montjoly permettent d’observer la ponte de plusieurs tortues marines, à distance réglementée. Prévoyez des vêtements légers, une protection contre la pluie et au moins sept jours pour relier les principaux secteurs.
Centre spatial guyanais
Le site spatial, opérationnel depuis 1968, présente les zones de lancement, les installations d’Ariane et un musée consacré aux missions européennes.
Îles du Salut
À 14 km de Kourou, trois îles conservent les bâtiments du bagne, dont les cellules de l’île Royale et de Saint-Joseph.
Réserve naturelle des marais de Kaw-Roura
Créée en 1998 sur 94 700 hectares, la réserve protège savanes inondées, mangroves, caïmans noirs, ibis rouges et hoazins huppés.
Camp de la Transportation
Ouvert en 1858, ce camp recevait les condamnés avant leur affectation ; cellules, quartiers administratifs et passages pavés subsistent.
Sentier du Rorota
Cette boucle forestière d’environ 5 km traverse les pentes du Mahury, avec points de vue, palmiers et observations possibles de paresseux.
Quai Histoire
L’histoire de la Guyane en quatre dates
Bien avant le XVIIe siècle, des peuples amérindiens occupent les fleuves, le littoral et l’intérieur forestier. Les Kali’na, les Wayana, les Wayãpi et d’autres communautés conservent aujourd’hui des langues et des pratiques propres. En 1643, une implantation française s’établit à Cayenne, avant une reprise durable du territoire par la France en 1676. La colonie développe plantations et commerce grâce au travail servile ; l’esclavage est définitivement aboli le 10 juin 1848 en Guyane.
À partir de 1852, le territoire accueille un vaste système pénitentiaire, installé notamment aux îles du Salut et à Saint-Laurent-du-Maroni. Le bagne ferme en 1946, mais les derniers condamnés ne quittent la Guyane qu’en 1953. La loi du 19 mars 1946 transforme la colonie en département. En 1964, Kourou est choisi pour accueillir le centre spatial, dont le premier lancement intervient le 9 avril 1968.
- 1643
Une première implantation française durablement associée à Cayenne est fondée sur la colline dominant l’actuel fort Cépérou.
- 10 juin 1848
Le commissaire André-Aimé Pariset proclame en Guyane l’abolition définitive de l’esclavage, concernant environ 13 000 personnes.
- 1852
Les premiers convois de condamnés arrivent en Guyane, ouvrant un système pénitentiaire maintenu officiellement jusqu’en 1946.
- 19 mars 1946
La loi de départementalisation fait de la Guyane un département français, au même titre que trois autres anciennes colonies.
Quai Cuisine
Que manger en Guyane : les spécialités
À Cayenne, le marché réunit dès le matin poissons, piments, couac, agrumes, awara et fruits tropicaux. La cuisine guyanaise combine traditions créoles, amérindiennes, bushinenguées, hmong, brésiliennes et surinamaises. Le bouillon d’awara, longuement mijoté à Pâques, rassemble pâte de fruit, viandes fumées, poisson et crustacés. Le couac, semoule sèche de manioc, accompagne poissons grillés, sauces et gibiers autorisés.
Commandez aussi un colombo de poulet, un poisson boucané ou une soupe chinoise au marché de Cacao. Les jus de maracuja, corossol ou prune de Cythère se boivent très frais. À Saint-Laurent-du-Maroni, les tables reflètent particulièrement les cuisines du fleuve. Le rhum produit à Saint-Laurent entre dans les ti-punchs et les macérations de fruits, à consommer avec mesure.
Bouillon d’awara
Ce ragoût pascal mêle pâte d’awara, poulet, porc salé, poisson et crevettes ; goûtez-le dans les tables créoles de Cayenne.
Couac
Cette semoule grillée de manioc, héritée des pratiques amérindiennes, accompagne poissons et sauces sur les marchés de Cayenne et Saint-Laurent.
Poisson boucané
Acoupa, machoiran ou autre poisson local est salé puis fumé au bois ; les restaurants du littoral le servent avec du couac.
Soupe de Cacao
Servie le dimanche dans le village hmong de Cacao, cette soupe associe bouillon, nouilles, porc, herbes fraîches et condiments.
Sous label ici : Rhum de la Guyane (IG), Rhum des départements français d’outre-mer (IG).
Quai Patrimoine
Le patrimoine de la Guyane : quatre monuments
Le fort Cépérou rappelle l’installation française commencée à Cayenne en 1643. En contrebas, la cathédrale Saint-Sauveur, bâtie entre 1823 et 1833, conserve un mobilier religieux protégé. À Rémire-Montjoly, le fort Diamant, construit de 1840 à 1849, surveillait l’entrée du Mahury. Le patrimoine pénitentiaire marque davantage Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni : le bagne fonctionne de 1852 à 1946, tandis que ses derniers détenus repartent en 1953.
Les trois îles du Salut réunissent cellules, hôpital, chapelle et maisons administratives. Le patrimoine spatial commence le 9 avril 1968 avec le lancement d’une fusée Véronique depuis Kourou. Hors des villes, pétroglyphes, anciens abattis, villages fluviaux et espaces protégés témoignent d’une histoire qui ne se limite ni à la colonisation ni au bagne.
Fort Cépérou
Établi sur une colline occupée dès 1643, le fort conserve des vestiges militaires et domine le centre ancien de Cayenne.
Cathédrale Saint-Sauveur
Construite de 1823 à 1833 puis consacrée en 1861, la cathédrale est classée monument historique depuis 1992.
Fort Diamant
Cette batterie côtière en pierre et briques défendait l’embouchure du Mahury ; elle est classée monument historique depuis 1980.
Camp de la Transportation
Mis en service en 1858, le camp conserve cellules, cours et bâtiments où les transportés étaient enregistrés puis répartis.
Dormir
Dormir en Guyane : les chambres d’hôtes
En 2026, une chambre d’hôtes pour deux avec petit-déjeuner coûte généralement 90 € TTC en période calme et 130 € TTC lors des vacances, lancements ou fêtes locales. Autour de Cayenne et Rémire-Montjoly, vous dormez surtout dans des villas avec jardin, parfois dotées d’une piscine et d’une terrasse ventilée. À Kourou, choisissez une maison proche du littoral ou du lac Bois Chaudat. Saint-Laurent-du-Maroni propose des maisons créoles et des hébergements tournés vers le fleuve.
Vers Roura ou Cacao, les carbets aménagés, petits lodges et maisons familiales rapprochent des sentiers forestiers. Le petit-déjeuner associe souvent pain, confitures de fruits, jus de maracuja ou de goyave, café et fruits frais. D’août à novembre, la baisse des pluies facilite les déplacements, mais les chambres climatisées restent demandées. Vérifiez toujours la présence de moustiquaires, d’un stationnement et d’une arrivée autonome.
Prix par nuit pour deux, petit-déjeuner compris, relevés par le Bureau pour 2026.
Cayenne et Rémire-Montjoly
Ce secteur réunit plages, sentier du Rorota, marché et restaurants dans un rayon d’environ 15 km.
Kourou
Dormez près du littoral pour rejoindre le centre spatial et les embarcadères des îles du Salut en quelques minutes.
Saint-Laurent-du-Maroni
Les maisons proches du centre historique donnent accès au camp de la Transportation et aux rives du Maroni.
Roura et Cacao
Les hébergements familiaux placent forêt, criques, marché dominical de Cacao et sentiers à proximité immédiate.
Les chambres d’hôtes de la Guyane : prix, secteurs, saison Calculer le budget d’un séjour
Y aller
Aller en Guyane : train, route, marchés
En train
La Guyane ne possède aucune gare ferroviaire : depuis Paris, comptez environ 9 heures de vol jusqu’à Cayenne-Félix-Éboué, puis 30 minutes de route pour Cayenne.
Par la route
Aucune autoroute : la RN1 relie Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni, tandis que la RN2 rejoint Saint-Georges.
Les jours de marché
À Cayenne, le marché se tient mercredi, vendredi et samedi matin ; Saint-Laurent-du-Maroni accueille principalement le sien mercredi et samedi.
Sur les quais
Nos articles qui parlent de la Guyane
Les quatre quais du Bureau — Tourisme, Histoire, Cuisine, Patrimoine — publient des articles qui citent la Guyane ou Cayenne : des réponses chiffrées, avec la date, le prix et le lieu, relues par la personne du quai. Les trois plus récents :
Quai TourismeVisiter la région Guyane : départements, circuit de 7 jours, spécialités5 septembre 2026 · Michel HumbertQuestions
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter la Guyane ?
Privilégiez août à novembre, durant la grande saison sèche. Mars offre souvent une accalmie plus courte. Les températures restent proches de 25 à 32 °C toute l’année, avec une humidité élevée et des averses possibles.
Combien de jours faut-il pour visiter la Guyane ?
Comptez au moins 7 jours pour Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni. La RN1 représente environ 260 km entre Cayenne et Saint-Laurent. Ajoutez 2 ou 3 jours pour Kaw, Cacao ou une excursion fluviale.
Peut-on assister à un lancement de fusée à Kourou ?
Oui, lorsque le calendrier spatial le permet. L’accès aux sites d’observation dépend du lancement, d’une inscription préalable et d’un contrôle d’identité. Réservez plusieurs semaines avant la date annoncée et prévoyez d’éventuels reports techniques.
Où voir les tortues marines en Guyane ?
Les plages de Rémire-Montjoly et d’Awala-Yalimapo accueillent des pontes selon les espèces, principalement de février à août. Gardez plusieurs mètres de distance, éteignez les lampes blanches et ne touchez ni les femelles ni les nouveau-nés.

