Visiter la Martinique 972
Gravissez la montagne Pelée à 1 397 m, puis gagnez les anses caraïbes de Martinique.

Ce que la Martinique a de plus que les autres
Quai Tourisme
Que visiter en Martinique : cinq lieux
Sur 1 093 km², la Martinique associe relief volcanique, forêt tropicale, mangroves et plages ouvertes sur deux façades maritimes. Le nord conduit vers Saint-Pierre, les pentes de la montagne Pelée et les anses de sable sombre du Prêcheur. Au sud, Sainte-Anne, Les Anses-d’Arlet et la presqu’île des Trois-Îlets offrent baignade, plongée et kayak. Fort-de-France rassemble la bibliothèque Schœlcher, le marché couvert et la savane, tandis que Le François ouvre la route des îlets.
La saison sèche, appelée carême, s’étend surtout de février à avril et facilite les randonnées. L’hivernage, de juin à novembre, apporte chaleur, averses soutenues et risque cyclonique. Partez tôt sur les sentiers : à 1 397 m, la montagne Pelée se couvre rapidement de nuages. Sur la côte caraïbe, la lumière de fin d’après-midi accompagne les sorties en mer.
Montagne Pelée
Le sentier de l’Aileron gagne le sommet à 1 397 m ; l’éruption du 8 mai 1902 marque toujours le paysage de Saint-Pierre.
Savane des Pétrifications
Une boucle pédestre d’environ 4 km traverse un paysage sec, rocheux et balayé par les alizés, entre l’Anse à Prunes et la côte.
Jardin de Balata
Créé en 1982, ce jardin rassemble plus de 3 000 espèces tropicales et propose des passerelles suspendues parmi les mahoganis et balisiers.
Habitation Clément
La maison principale, édifiée à partir de 1820 et classée en 1996, côtoie chais de rhum, jardins botaniques et expositions d’art.
Anse Dufour
Deux anses voisines, Dufour et Noire, réunissent barques de pêche, sable clair ou sombre et herbiers fréquentés par les tortues marines.
Quai Histoire
L’histoire de la Martinique en quatre dates
Des communautés saladoïdes occupent la Martinique dès les premiers siècles de notre ère, avant l’arrivée de populations kalinagos. Christophe Colomb aborde l’île le 15 juin 1502 lors de son quatrième voyage. La colonisation française commence en 1635 avec Pierre Belain d’Esnambuc, installé près de l’actuelle Saint-Pierre. Le développement du sucre repose ensuite sur la traite atlantique et l’esclavage, encadré à partir de 1685 par le Code noir.
Une insurrection éclate le 22 mai 1848 ; l’abolition est proclamée localement dès le lendemain. Le 8 mai 1902, l’éruption de la montagne Pelée détruit Saint-Pierre et tue environ 28 000 personnes. La loi du 19 mars 1946 transforme la colonie en département. Depuis le 1er janvier 2016, la Collectivité territoriale de Martinique exerce les compétences de l’ancien département et de l’ancienne région.
- 1635
Pierre Belain d’Esnambuc fonde un établissement français près de Saint-Pierre, point de départ de la colonisation durable.
- 23 mai 1848
Après l’insurrection du 22 mai, le gouverneur Claude Rostoland proclame l’abolition immédiate de l’esclavage en Martinique.
- 8 mai 1902
Une nuée ardente de la montagne Pelée détruit Saint-Pierre et provoque la mort d’environ 28 000 habitants.
- 19 mars 1946
Une loi transforme la Martinique en département français, avec la Guadeloupe, la Guyane et La Réunion.
Quai Cuisine
Que manger en Martinique : les spécialités
La cuisine martiniquaise mêle produits de la mer, légumes-pays, épices et fruits tropicaux. Les accras de morue ouvrent le repas, avant un colombo de poulet, un court-bouillon de poisson ou un féroce d’avocat. À Pâques et à la Pentecôte, le matoutou associe crabes de terre, riz et épices. Banane plantain, christophine, fruit à pain, giraumon et igname accompagnent les plats.
Au Grand Marché de Fort-de-France, ouvert du lundi au samedi, vous trouvez cannelle, bois d’Inde, piments et confitures de goyave. Le rhum agricole, produit à partir du jus de canne frais, bénéficie d’une AOC depuis 1996. Il entre dans le ti-punch avec citron vert et sucre de canne. Au dessert, commandez un blanc-manger coco ou un flan parfumé à la vanille.
Accras de morue
Ces beignets associent morue dessalée, farine, cives et piment ; dégustez-les dans les marchés et restaurants de Fort-de-France.
Colombo de poulet
Poulet, poudre de colombo, légumes-pays et citron composent ce plat mijoté, servi dans les tables familiales de toute l’île.
Matoutou de crabes
Préparé avec crabes de terre, riz, tomates et épices, ce plat accompagne traditionnellement les repas de Pâques et de Pentecôte.
Blanc-manger coco
Lait de coco, gélifiant, sucre et vanille forment ce dessert frais, proposé dans les restaurants créoles et sur certains marchés.
Sous label ici : Martinique — rhum agricole AOC, Café de la Martinique AOP.
Quai Patrimoine
Le patrimoine de la Martinique : quatre monuments
Le patrimoine martiniquais porte les traces de la colonisation, de l’économie sucrière et des catastrophes volcaniques. À Fort-de-France, la cathédrale Saint-Louis et la bibliothèque Schœlcher témoignent de l’architecture métallique de la fin du XIXe siècle. Saint-Pierre conserve les ruines du théâtre et du cachot de Cyparis, liés à l’éruption du 8 mai 1902. Sur la presqu’île de la Caravelle, les vestiges du château Dubuc rappellent une habitation sucrière fondée au XVIIIe siècle.
Des distilleries encore actives prolongent le patrimoine industriel de la canne. Le patrimoine naturel occupe également une place mesurée : les volcans et forêts de la montagne Pelée et des pitons du nord ont rejoint la liste du patrimoine mondial en 2023. Églises, cases créoles et anciennes habitations jalonnent ainsi les 34 communes.
Cathédrale Saint-Louis
Reconstruite par Pierre-Henri Picq, cette cathédrale à ossature métallique est inaugurée en 1895 après plusieurs destructions antérieures.
Bibliothèque Schœlcher
Présentée à Paris en 1889 puis remontée en Martinique, elle ouvre en 1893 autour du fonds légué par Victor Schœlcher.
Ruines du théâtre de Saint-Pierre
Édifié à partir de 1786, le théâtre est détruit en 1902 ; escaliers, scène et cachot voisin restent visibles.
Château Dubuc
Cette ancienne habitation sucrière, développée vers 1725, conserve entrepôts, citernes et dispositifs liés à la transformation de la canne.
Dormir
Dormir en Martinique : les chambres d’hôtes
En 2026, une chambre d’hôtes pour deux avec petit-déjeuner coûte généralement 95 € TTC en basse saison et 140 € TTC pendant le carême. Le nord Caraïbe propose des cases créoles, maisons de bourg et villas entourées de jardins, près de Saint-Pierre et du Prêcheur. Autour de La Trinité, les hébergements dominent parfois la baie de Tartane ou la presqu’île de la Caravelle. Dans le sud, Les Anses-d’Arlet, Le Diamant et Sainte-Anne réunissent bungalows, villas et anciennes maisons familiales proches des plages.
De décembre à avril, réservez plusieurs mois avant le départ ; septembre et octobre affichent davantage de disponibilités, mais aussi des pluies plus fréquentes. Le petit-déjeuner sert souvent fruits frais, confitures de goyave ou de banane, jus maison, café et pain au beurre. Vérifiez la climatisation, le stationnement et la distance réelle jusqu’au premier restaurant.
Prix par nuit pour deux, petit-déjeuner compris, relevés par le Bureau pour 2026.
Nord Caraïbe
Saint-Pierre et Le Prêcheur donnent accès aux plages volcaniques, aux sentiers côtiers et aux pentes de la montagne Pelée.
Presqu’île de la Caravelle
Tartane place les chambres près des sentiers de la réserve, des spots de surf et des ruines du château Dubuc.
Sud Caraïbe
Les Anses-d’Arlet et Le Diamant conviennent aux baignades, à la plongée et aux départs matinaux vers les anses.
Sud Atlantique
Sainte-Anne et Le Marin réunissent plages, marina, randonnée littorale et liaisons nautiques vers plusieurs îlets.
Les chambres d’hôtes de la Martinique : prix, secteurs, saison Calculer le budget d’un séjour
Y aller
Aller en Martinique : train, route, marchés
En train
La Martinique ne possède aucune gare ferroviaire. Comptez environ 8 h 40 de vol direct depuis Paris-Orly et 45 minutes depuis Pointe-à-Pitre jusqu’à Fort-de-France.
Par la route
Aucune autoroute : la N1 dessert l’aéroport et l’Atlantique, la N5 conduit vers le sud, la N2 longe la côte caraïbe.
Les jours de marché
Le Grand Marché de Fort-de-France ouvre du lundi au samedi ; les marchés couverts du Lamentin et du Robert fonctionnent également du lundi au samedi.
Sur les quais
Nos articles qui parlent de la Martinique
Les quatre quais du Bureau — Tourisme, Histoire, Cuisine, Patrimoine — publient des articles qui citent la Martinique ou Fort-de-France : des réponses chiffrées, avec la date, le prix et le lieu, relues par la personne du quai. Les trois plus récents :
Les pages de la Martinique
Villes, lieux et fromages de la Martinique
Les villes
Les lieux à visiter, avec horaires et tarifs
Questions
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour partir en Martinique ?
De février à avril, les pluies sont généralement moins fréquentes et les sentiers plus praticables. De juin à novembre, l’hivernage apporte davantage d’averses et un risque cyclonique, surtout entre août et octobre.
Combien de jours faut-il pour visiter la Martinique ?
Prévoyez 7 à 10 jours pour partager le séjour entre Fort-de-France, le nord volcanique et les plages du sud. Deux hébergements réduisent les trajets, qui dépassent parfois 1 h 30 aux heures chargées.
Faut-il louer une voiture en Martinique ?
Une voiture facilite l’accès aux 34 communes, aux départs de randonnée et aux anses éloignées. Les embouteillages se concentrent autour de Fort-de-France et du Lamentin entre 6 h 30 et 9 h, puis en fin d’après-midi.
Peut-on gravir la montagne Pelée sans guide ?
Le sentier balisé de l’Aileron permet une ascension autonome par météo stable. Comptez environ 4 à 5 heures aller-retour, avec rochers glissants, vent et brouillard possibles à proximité du sommet culminant à 1 397 m.



