Les départements · Bourgogne-Franche-Comté
Visiter la Saône-et-Loire 71
Partez de Cluny à Solutré : 563 communes déroulent abbayes, vignobles, bocages et mémoire industrielle.

Ce que la Saône-et-Loire a de plus que les autres
Quai Tourisme
Que visiter en Saône-et-Loire : cinq lieux
Entre l’abbaye de Cluny, fondée en 910, et la roche de Solutré, haute de 493 m, la destination alterne pierres romanes, vignobles et bocage charolais. Le printemps convient aux sentiers du Mâconnais et aux jardins du château de Cormatin. De juin à septembre, partez tôt vers Solutré-Pouilly, puis gagnez les caves des villages viticoles. L’automne colore les vignes de Vergisson et accompagne les marchés de Louhans ou de Chalon-sur-Saône.
En hiver, Autun, Paray-le-Monial et les musées consacrés à Bibracte ou à l’industrie offrent un programme abrité. La Saône se découvre à vélo ou en bateau autour de Mâcon et Tournus. Plus à l’ouest, Le Creusot et Montceau-les-Mines racontent deux siècles de sidérurgie et d’extraction charbonnière. Comptez au moins quatre jours pour relier ces paysages sans multiplier les kilomètres.
Abbaye de Cluny
Fondée en 910, l’abbaye conserve des vestiges de la Maior Ecclesia, consacrée en 1130, ainsi que le clocher de l’Eau bénite.
Roche de Solutré
Ce promontoire calcaire culminant à 493 m domine les vignobles du Mâconnais et un gisement préhistorique occupé durant environ 25 000 ans.
Théâtre romain d’Autun
Édifié au Ier siècle, ce théâtre antique atteint 148 m de diamètre et rappelle l’importance d’Augustodunum dans la Gaule romaine.
Château de Cormatin
Construit à partir de 1606, le château présente des appartements peints du XVIIe siècle, des douves et des jardins redessinés au XXe siècle.
Musée de Bibracte
Ouvert en 1995 au mont Beuvray, le musée présente les fouilles de l’oppidum éduen, établi sur près de 200 ha.
Quai Histoire
L’histoire de la Saône-et-Loire en quatre dates
Vers 52 av. J.-C., Bibracte sert de capitale aux Éduens et accueille Vercingétorix avant la bataille d’Alésia. Augustodunum, l’actuelle Autun, se développe ensuite sous Auguste avec un théâtre, des portes monumentales et un temple. En 910, Guillaume d’Aquitaine fonde l’abbaye de Cluny, dont l’ordre étend son influence dans l’Europe médiévale. Aux XIe et XIIe siècles, Tournus, Paray-le-Monial et plusieurs villages du Brionnais construisent leurs églises romanes.
Le département de Saône-et-Loire naît en 1790, autour de Mâcon, Chalon-sur-Saône, Autun, Charolles et Louhans. À partir de 1836, la famille Schneider transforme Le Creusot en centre sidérurgique et mécanique. Le bassin de Montceau-les-Mines développe parallèlement l’extraction du charbon. Fermée en 1992, la dernière mine marque la fin de cette activité, aujourd’hui racontée par des sites industriels et musées.
- 52 av. J.-C.
Vercingétorix est proclamé chef de la coalition gauloise à Bibracte, capitale du peuple éduen.
- 910
Guillaume d’Aquitaine fonde l’abbaye de Cluny, placée directement sous l’autorité du pape.
- 1790
La Saône-et-Loire devient un département, formé de territoires bourguignons organisés autour de Mâcon.
- 1836
Adolphe et Eugène Schneider reprennent les forges du Creusot et développent sidérurgie, locomotives et constructions mécaniques.
Quai Cuisine
Que manger en Saône-et-Loire : les spécialités
Le Bœuf de Charolles bénéficie de l’AOP depuis 2014 et structure les tables du Charolais-Brionnais, où la viande se sert grillée ou mijotée. À l’est, le poulet de Bresse se cuisine à la crème, souvent avec des champignons. Les fromages Charolais et Mâconnais, tous deux au lait de chèvre, accompagnent pains de campagne et vins locaux. Autour de Verdun-sur-le-Doubs, la pôchouse réunit plusieurs poissons de rivière dans une sauce au vin blanc.
Louhans conserve la corniotte, pâtisserie triangulaire associée à l’Ascension. Côté verres, les appellations Mâcon, Viré-Clessé, Pouilly-Fuissé, Saint-Véran et Mercurey jalonnent l’est du département. Pour composer un panier, visez le marché du lundi à Louhans, celui du samedi à Mâcon ou les halles de Chalon-sur-Saône.
Pôchouse
Cette matelote de poissons de Saône cuit au vin blanc avec ail et lard ; goûtez-la autour de Verdun-sur-le-Doubs.
Poulet de Bresse à la crème
La volaille AOP mijote avec crème de Bresse et champignons ; les auberges de la Bresse bourguignonne la servent régulièrement.
Corniotte
Cette pâtisserie triangulaire garnie de fromage blanc ou de pâte à choux se trouve à Louhans, notamment autour de l’Ascension.
Œufs en meurette
Des œufs pochés rejoignent une sauce au vin rouge, lardons, oignons et champignons, servie dans les tables bourguignonnes du département.
Sous label ici : Bœuf de Charolles AOP, Charolais AOP, Mâconnais AOP, Volaille de Bresse AOP, Mâcon AOC, Pouilly-Fuissé AOC.
Les fromages AOP de la Saône-et-Loire
- Charolais — chèvre, pâte molle · Grand chèvre de 250 g en tonnelet, pâte ferme, affiné 16 jours.
- Comté — vache, pâte pressée cuite · Meule de 40 kg des fruitières du massif jurassien ; affinage de 4 à 24 mois et plus.
- Mâconnais — chèvre, pâte molle · Petit cône tronqué de 60 g des coteaux du Mâconnais.
Quai Patrimoine
Le patrimoine de la Saône-et-Loire : quatre monuments
Fondée en 910, Cluny ouvre un parcours roman qui se poursuit à Tournus, Paray-le-Monial et dans les églises du Brionnais. Autun conserve quatre témoins majeurs de l’Antiquité : le théâtre, les portes d’Arroux et Saint-André, ainsi que le temple dit de Janus. Les châteaux de Cormatin, Sully, Drée et Pierreclos montrent des architectures comprises entre le Moyen Âge et le XVIIe siècle. À Chalon-sur-Saône, le musée Nicéphore-Niépce rappelle les recherches photographiques menées au début du XIXe siècle.
Le Creusot rassemble un autre registre autour du marteau-pilon de 1877, du château de la Verrerie et des anciennes usines Schneider. Dans le bassin de Montceau, chevalements et cités ouvrières prolongent cette histoire minière. Le bocage charolais, les vignobles en coteaux et les bords de Saône relient ces ensembles bâtis.
Abbaye Saint-Philibert
L’abbatiale conserve une nef romane, une crypte et l’étage de la chapelle Saint-Michel, aménagés entre les Xe et XIIe siècles.
Cathédrale Saint-Lazare
Consacrée en 1130, la cathédrale abrite le tympan du Jugement dernier signé Gislebertus et des chapiteaux romans sculptés.
Basilique du Sacré-Cœur
Cette église romane reprend le modèle clunisien et devint un lieu de pèlerinage après les apparitions rapportées entre 1673 et 1675.
Marteau-pilon du Creusot
Construit en 1877 pour les établissements Schneider, ce marteau-pilon de 100 tonnes témoigne de la puissance sidérurgique creusotine.
Dormir
Dormir en Saône-et-Loire : les chambres d’hôtes
Sur 8 611 km², les chambres d’hôtes se répartissent entre vignobles du Mâconnais, bocage charolais, Bresse bourguignonne et vallée de la Saône. Autour de Cluny et Solutré-Pouilly, vous dormez souvent dans une maison vigneronne en pierre, avec cour ou jardin. Près de Charolles et Semur-en-Brionnais, cherchez les anciennes fermes restaurées et maisons de maître tournées vers les prés. Les environs de Tournus et Cuisery proposent aussi des moulins, dépendances et demeures proches de la Saône.
D’avril à juin, les températures favorisent les randonnées ; septembre et octobre correspondent aux vendanges et aux couleurs des coteaux. En 2026, prévoyez environ 90 € TTC en basse saison et 125 € TTC en haute saison pour deux personnes, petit-déjeuner compris. Celui-ci réunit généralement pain, confitures maison, miel, fruits, fromage blanc ou fromage de chèvre local.
Prix par nuit pour deux, petit-déjeuner compris, relevés par le Bureau pour 2026.
Mâconnais
Choisissez ce secteur pour les vignobles, la roche de Solutré et les maisons vigneronnes situées autour de Fuissé, Vergisson ou Pierreclos.
Clunisois
Les villages de pierre, l’abbaye de Cluny et la voie verte conviennent aux séjours mêlant patrimoine, marche et vélo.
Charolais-Brionnais
Le bocage, les églises romanes et les fermes restaurées composent un séjour calme autour de Charolles et Semur-en-Brionnais.
Bresse bourguignonne
Autour de Louhans, les maisons à pans de bois, les étangs et le marché du lundi donnent le rythme du séjour.
Les chambres d’hôtes de la Saône-et-Loire : prix, secteurs, saison Calculer le budget d’un séjour
Y aller
Aller en Saône-et-Loire : train, route, marchés
En train
Mâcon-Loché-TGV se rejoint depuis Paris-Gare-de-Lyon en environ 1 h 35 ; Mâcon-Ville est à près de 45 min de Lyon-Part-Dieu.
Par la route
L’A6 dessert Mâcon, Tournus et Chalon-sur-Saône ; l’A40 arrive de Bourg-en-Bresse et la N79 traverse le sud-ouest.
Les jours de marché
Les étals occupent Mâcon le samedi matin, Chalon-sur-Saône le vendredi et le dimanche matin, et Louhans chaque lundi.
Correspondances
Les départements voisins de la Saône-et-Loire
Depuis Mâcon, par la route : Bourg-en-Bresse (Ain) à 44 km, Moulins (Allier) à 142 km, Dijon (Côte-d'Or) à 138 km, Lons-le-Saunier (Jura) à 84 km, Saint-Étienne (Loire) à 129 km, Nevers (Nièvre) à 178 km, Lyon (Rhône) à 77 km. 7 départements touchent la Saône-et-Loire : un itinéraire de sept jours peut en enchaîner deux, avec une étape de 40 à 120 km par jour.
01AinBourg-en-Bresse
03AllierMoulins
21Côte-d'OrDijon
39JuraLons-le-Saunier
42LoireSaint-Étienne
58NièvreNevers
69RhôneLyonToute la région Bourgogne-Franche-Comté Les 101 départements
Sur les quais
Nos articles qui parlent de la Saône-et-Loire
Les quatre quais du Bureau — Tourisme, Histoire, Cuisine, Patrimoine — publient des articles qui citent la Saône-et-Loire ou Mâcon : des réponses chiffrées, avec la date, le prix et le lieu, relues par la personne du quai. Les trois plus récents :
Les pages de la Saône-et-Loire
Villes, lieux et fromages de la Saône-et-Loire
Les lieux à visiter, avec horaires et tarifs
Les fromages AOP
Questions
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter la Saône-et-Loire ?
Prévoyez 4 jours pour relier Cluny, Solutré, Tournus et Autun. Avec 7 jours, ajoutez le Charolais-Brionnais, Louhans et le patrimoine industriel du Creusot sans dépasser généralement 120 km de route quotidienne.
Quelle est la meilleure période pour partir en Saône-et-Loire ?
Partez de mai à juin pour marcher, avec des journées longues, ou de septembre à mi-octobre pour les vendanges. Juillet et août demandent une réservation avancée ; l’hiver convient davantage aux villes, abbayes et musées.
Que voir en Saône-et-Loire pendant un week-end ?
En 2 jours, associez Cluny et la roche de Solutré, distantes d’environ 30 km. Une autre boucle réunit Tournus, Cormatin et Brancion, avec abbatiale romane, château du XVIIe siècle et village médiéval.
Peut-on visiter la Saône-et-Loire sans voiture ?
Oui, en choisissant Mâcon ou Chalon-sur-Saône comme base ferroviaire. Les TER relient notamment Mâcon, Tournus et Chalon ; pour Cluny, Solutré ou le Charolais, vérifiez les cars régionaux et prévoyez parfois 1 correspondance.



